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3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 14:21
Une tension croissante née de la cohabitation de différents types d'acteurs du moto taxi sur l'Aérogare d'Orly Ouest a récemment franchi un cap après la mise en en garde, par les Aéroports de Paris et par l'intérmédiaire d'un panneau à cet effet, du raccolage opéré par certains artisans indépendants au sein même de l'Aérogare. Le panneau recommande aux clients de ne pas répondre aux " sollicitations à l'intérieur de l'Aérogare qui sont illégales". Les ADP ont en effet signé des accords commerciaux avec 2 acteurs qui disposent d'un comptoir commercial, porte A au niveau des arrivées :

- le GIE TM transport qui regroupe différents acteurs indépendants de différentes marques autour d'une charte de conduite et de qualité

- Citybird qui regroupe également différents acteurs indépendants mais sous une seule et même marque disposant par ailleurs d'un central de réservation depuis 2003.

Ces 2 acteurs ont obtenu le droit, moyennant rémunération auprès des ADP, de disposer d'un comptoir commercial qui enregistre les demandes des clients souhaitant utiliser les services de motos taxis, ainsi que le prévoit la loi récemment votée.

Comme nous l'avions vu précédemment dans un article, les aérogares et gares sont depuis longtemps des lieux où une clientèle de voyageurs d'affaires est facilement accessible aux motos taxis n'ayant pu investir en communication et en organisation afin de se doter d'un central téléphonique.

Rendant responsable le GIE TM Transport et Citybird de cette situation, certains acteurs dont l'activité est quasiment intégralement dépendante d'une action de démarchage actif au sein de l'aérogare, pratique au demeurant totalement interdite par la loi (avant même celle concernant précisemment l'activité de moto taxi), ont directement adressé des menaces verbales si les panneaux avertissant la clientèle de l'illégalité de cette pratique n'étaient pas retirés.

Des démarches sont en cours auprès des ADP et de la DPAF afin d'enrayer les éventuelles conséquences de telles menaces ou de possibles conflits à venir pour l'image de l'Aéroport et la sécurité des véhicules et des chauffeurs agissant en conformité avec la loi.

Une précision complémentaire toutefois : c'est le fait de solliciter un client qui est illégal. Cela n'implique en rien l'illégalité des chauffeurs qui peuvent être inscrits au registre du commerce et disposer d'une assurance en règle.



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