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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 10:09
Un marché du "moto taxi" éclaté

Le marché français des "motos taxis" est aujourd'hui très éclaté : quelques acteurs possèdent une flotte supérieure à 3 ou 4 véhicules (les plus grosses flottes à Paris étant celles de Citybird et Motocab et ne disposent à ce jour de moins de 25 véhicules, à comparer aux 5000 taxis de la G7) et plusieurs dizaines d'acteurs (environ 200) sont des artisans indépendants fonctionnant pour leur propre compte. De même en province, les acteurs sont plutôt seuls dnas chaque ville et on dénombre moins de 3 ou 4 véhicules au total pour les villes ou le "moto taxi existe" (Lyon, Marseille, Bordeaux, Toulon, Nice, Nantes, Montpellier).

On peut donc compter environ 200 acteurs différents avec autant de numéros de contacts, de sites internet, de marques, etc....si l'on compare, sur le marché parisien des 15 000 taxis en circulation, 5000 circulent sous l'enseigne G7, 3500 sous l'enseigne Taxs Bleus et 2500 sous l'enseigne Alpha Taxi soit 65% du marché sur 3 enseignes....

La difficulté d'être seul pour un "moto taxi"

Les artisans indépendants du "moto taxi" ont la tâche très difficile : en effet, comment prendre une réservation client lorsqu'on est en route avec un client sur sa moto, comment jongler entre horaires extensibles et multiplicité des tâches (standard, pilotage, comptabilité, encaissement, ...). Si la plupart des artisans se sont organisés en petits groupes pour se renvoyer mutuellement les clients qu'ils ne peuvent pas gérer directement, la tâche d'un artisan isolé demeure très compliquée, et la complication s'accentue lorsqu'un salarié est embauché, lui même générant des tâhes mutliples (contrôle du temps de travail, fiches de paie, indispnibilités diverses....

La distinction qui permet par ailleurs aux seuls taxis de prendre des clients sur la voie publique sans pré-réservation, prochainement entérinée comme loi si le rapport Chassigneux est appliqué (voir article sur la legislation), rend la tâche encore plus difficile car un taxi isolé peut compter sur les clients "à la volée"pour améliorer son chiffre d'affaires.

La clientèle des "moto taxis" en quète de services

Bien qu'une certaine clientèle se soit habitué à prendre sn "moto taxi" à la sorite des gares ou aéroports où plusieurs artisans attendent le client potentiel, la plupart des clients "moto taxis"  (souvent des cadres d'entreprises et les entreprises elles-mêmes) sont à la recherche de plusieurs aspects qu'il jugent importants pour faire confiance à leur prestataire :

- un standard téléphonique disponible (un téléphone portable sur une moto limite la capacité de réponse aux clients) pour faire ses réservations, les modifier, changer son horaire, demander une facture, etc..
- disponibilité de la flotte
- un système de confirmation des réservations
- une entreprise dont les finances permettent de garantir l'entretien des véhicules
- un service commercial pour des demandes spécifiques
- un acteur avec une certaine surface qui puisse assurer la qualité de son recrutement et répondre en terme de responsabilité en cas de problème..

et une multitude de services auxquels sont habitués ces clients par ailleurs avec les taxis (facturation fin de mois, appels prioritaires, suivi de trajets en ligne, etc...)

Atteindre la taille critique

Pour fournir tous ces services, les investissements sont importantes (ressources humaines, développements logistiques, achats de véhicules, etc...) et leur financement nécessitent pour les acteurs d'atteindre une taille critique qui soit au moins de 20 à 30 véhicules pour assurer le service dans la péreinité.

L'apport d'investissements financiers laisse penser aujourd'hui que certains acteurs pourront atteindre cette taille critique et fédérer des flottes soit en les constituant sur un modèle salarié (les chauffeurs sont salariés de la même société : on retrouve ce modèle chez des acteurs comme All By Bike ou Motocabe) soit sur un modèle de regroupemens d'artisans indépendants autur d'une infrastructure logistique, à l'instar de ce qu'on retrouve chez les taxis (G7 ou Taxis Bleus) comme cela est le cas chez Citybird ou Skoot....

A noter aussi l'émergence de GIE (Groupements d'Intérêts d'Entreprises) qui ont toutefois comme difficulté d'être composés d'acteurs concurrents qui n'ont pas forcément les mêmes capacités individuelles de financement pour assurer l'infrastructure logistique pour les faire fonctionner (standard téléphonique, marque unique, etc..).

Il est cependant fort à parier que le marché ne pourra pas échapper à une consolidation lorsque la legislation qui est prévue autour du secteur se mettra en place. Les investissements récents sur le secteur devraient accélérer la consolidation de ce jeune marché et offrir aux clients des services de qualité.







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commentaires

Monnier 01/09/2008 13:27

est ce qu'il existe un concept de "franchise" pour celui-qui voudrait se lancer à son compte?

Merci

Citybird 06/09/2008 09:08


certaines sociétés comme Citybird proposent en effet de s'affilier à sa marque et de bénéficier de sa structure commerciale en tant qu'artisan indépendant. Attention toutefois les critères sont
sélectifs (à voir sur www.city-bird.com, section recrutement)